______ Hé bien, puisque Rachel n'a pas envie de vous dire combien elle m'aime (et pourtant trois enfants, déjà), me voici obligé de le faire moi-même. Bon commençons par présenter notre descendance qui en dit long sur le couple que nous formons, Rachel(le) et moi.
Raphaël (notre premier enfant) s'est suicidé. Il était consigné dans sa chambre et ne l'a pas supporté. En réalité, nous lui avons demander d'étudier un texte mais il ne l'a pas fait prétextant ne pas savoir lire. (Et alors, ton grand-papa a fait la guerre sans n'avoir jamais appris à écrire!) Nous avons du le séquestrer ... punir. Que c'est susceptible, un gosse!
Ensuite vint Poubell, mort dans une poubelle sans même qu'on prenne le temps de couper le cordon ombilical (ce qui explique l'odeur nauséabonde qu'on découvre parfois au détour d'une aisselle chez Rachel (Oui, je suis poète, en plus.).) L'histoire s'explique aisément: les milieux scientifiques sont cartésiens et notre accoucheuse n'a pas compris que quand nous criions "Poubell", ce n'était pas contre le nouveau-né. (Quelle idée, aussi!)
Le troisième, pas encore né mais c'est un détail que le temps saura différer, s'appelle Gabriell. Ne vous étonnez pas de l'orthographe pour le moins amusante de son prénom, il s'agit d'un hermaphrodite (comme Poubelle mais, Poubell, c'est tout pile si on a eu le temps d'apercevoir son sexe). En même temps, rien d'étonnant à cela vu le prénom de sa mère. "Dis, il ne manquerait pas un petit quelque chose sur la fin de Rachel?" Rassurons les inquiets, nous avons trouver un école où Gaby trouvera un vestiaire réservé à sa morphologie et je demanderai à ce que son proffesseur de gym prône le foot-dansing.
Sur ce, ne nous attardons pas sur le sujet, vous constaterez que ni Rachel, ni moi, n'avons besoin de conseils en matière d'éducation.
Parlons maintenant de ma rencontre avec Rachel, la mère de mes enfants. (Oui, parce que parler de ma rencontre avec Robert dans cet article serait sans grand intérêt. D'autant plus que Robert et Rachel n'ont aucuns points communs. Notons aussi que si certains d'entre vous avaient promis à Rachel de lire l'article jusqu'au bout, ils ne pourraient que regretter leur promesse puisqu'ils n'en auraient rien à foutre, de ce Robert. Enfin, terminons par signaler que je ne connais pas de Robert, détail notable et tant donné que ce personnage fictif vient de me faire écrire quelques lignes que certains d'entre vous ont peut-être lu pour leur plus grand désespoir. Oui, je suis un garçon très amusant, pas étonnant que le taux de suicide augmente au fur et à mesure que je grandis (et, donc, rencontre des gens). (Qui a manqué de s'endormir quatre fois durant la lecture de cette parenthèse?)) Parlons maintenant de ma rencontre avec Rachel, disais-je donc... C'était l'été. Il faisait chaud comme en témoignait les aisselles de tous. Il y avait de la musique dans l'air, je m'entends encore chantant de ma voix on ne peut plus mélodieuse: J'ADOOOOOOOOORE REGARDER DANSER LES GENS, HA JE TROUVE CA FASCINANT! Oui, en effet, il faisait chaud... la chaleur allait jusqu'à atteindre mes quelques neurones violemment. L'été est période d'accident: je suis tombé ... amoureux. (Que je suis drôle! J'aime partager mon humour avec vous sans sadisme aucun...) Là, la musique embraye et j'entends Christina Aguilera chérie qui me crie dans les oreilles "Ain't no other man but You." Ho, oui, "You" me dis-je. Je dirai même plus "You-pie" (Ho, mais qu'est-ce que je suis drôle, dites!) Là, devant moi, se dresse Rachel. Et la température monte encore d'un cran quand elle dit parlant de moi "Il a un problème, hein, ce gars; c'est pas possible, ça!". Vous reconnaitrez dans ces mots doux tout le romantisme de Rachel. Le grand amour, tout de suite! Après ça, il y eut bien sûr notre première danse... (Ain't no other man, pour toujours la musique la plus romantique du monde.) Notre premier baiser, nos premiers ébats, ... Bon, d'accord, j'ai plus fantasmé qu'agi!
Ce que je me suis vu craindre, avec la fin de l'été, c'était la fin de Nous... (Que c'est beau, dis donc!)
Et le stage où nous nous sommes rencontrés s'est terminé, et l'été ensuite, et l'école qui revient... et, surprise, Rachel à l'Athénée ! Rachel dans mon école... en même temps, rien d'étonnant; qui n'aurait pas eu envie d'étudier plus profondément mon s(c)héma de schyzophrénie? Et nous voilà réuni... Un an.
De là, nous avons pu apprécier le regard (de chat) de notre proffesseur de latin et, devant ses discours dont nous ne pûmes perdre une goûte, procréer. Oui, les enfants sont mieux fait quand ils sont faits en cours de latin! Raphaël était né (pour rejoindre rapidement sa chambre, à jamais).
C'était une belle année, ça me manque ces cours de latin sans toi près de moi te recoiffant inutilement. Enfin, trève de gentillesse, continuons. De cette année, retenons "Et la marmotte, elle emballe le chocolat." ou encore "Un jour, j'ai roulé sur un cailloux et ... ça m'a fait rire."...
L'année s'achève, Foufou qui t'ennuie aux examens et tu t'en vas. Oui, public, tu as bien entendu: Juliette quitte Roméo. Un dernier cours de latin le temps de t'écrire un petit message dans ton gsm (à ne pas ouvrir avant ton anniversaire... tu parles!) et voilà que l'année suivante, tu t'en vas... Autre école, plus de moi.
Mais soudainement, les mois passent et la demoiselle m'envoie un message (!) pour me parler de mon petit mot (qu'elle a lu à l'avance, la grosse)... et c'est beau. Et Roméo est amoureux.
______ Il n'y a pas longtemps, Rachel est passée à l'école. Il y avait une soirée pour récolter de l'argent pour un voyage. Je jouais de la batterie. Nous nous sommes revus. On a fait Poubell et Gabriell dans la foulée. Je t'aime, Rachel. J'espère que j'ai bien fait mon article sur moi-même (pas tout à fait dans le style de la maison...). Oh, j'oubliais de préciser que je m'appelle Clovis et que je suis l'homme qui prononce le mieux ton nom sur terre.